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28/02/2008

Monsieur le Président de la République,

Suite à ma première lettre, sans réponse de votre part, je sollicite à nouveau votre attention.
Je vous sais très occupé par tous les problèmes de la France mais j’ose espérer que vous me contacterez prochainement car vous êtes sensibles aux problèmes de chaque citoyen français.

Depuis mon premier courrier, les choses vont un peu mieux : j’ai la chance, grâce à ma volonté et mon travail persévérant d’être à nouveau intermittent du spectacle. Hélas, malgré tous les efforts réunis, ce n’est que pour quelques mois.

Pourtant, je ne me décourage pas, bien au contraire.
Je vous ai écouté attentivement lors de votre dernière interview avec Mme Arlette Chabot et Mr Patrick Poivre d’Arvor dans laquelle vous avez déclaré que « l’on peut travailler plus pour gagner plus ». C’est ce que je fais chaque jour en déployant toute mon énergie et mes ressources. Malgré cela, je n’ai toujours pas les réserves escomptées dans mon porte monnaie.

Dans ma précédente lettre, j’expliquais en détails mes actions quotidiennes pour sortir la tête de l’eau et vivre de mon métier d’artiste.
Je peux vous expliquer et vous fournir un dossier sur lequel j’ai travaillé et qui vous aidera sans aucun doute à mieux cerner le problème de certains secteurs du spectacle vivant.

Nous ne sommes en aucun cas des fainéants ne travaillant que 43 jours par an, loin de là.
Je vous invite encore une fois à me contacter pour en discuter calmement et de manière constructive, et pourquoi pas cordialement autour d’un bon repas que je cuisinerai, car c’est un de mes hobbies. Un bon petit plat dont moi seul ai le secret car transmis par ma défunte grand-mère ; comme quoi la transmission culturelle est un enrichissement pour chacun ! C’est promis, vous allez vous régaler ! Et comme je vous sais plein d’humour, n’ayez crainte, je n’y ajouterai pas de poison.

Amicalement et citoyennement,
Marc Avérous.

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Constat 2004 sur certain secteur du spectacle vivant
constat_2004.pdf

Constat 2006 sur certain secteur du spectacle vivant
constat_2006.pdf

2007 Lettre à monsieur le président Nicolas SARKOZY
LETTRE A SARKOZY 2007.pdf

24/07/2007

Monsieur le président de la république Nicolas SARKOZY


Monsieur le Président de la République,


Par cette lettre, j’espère retenir votre attention sur « ma petite vie qui n’intéresse personne’’.
Je me présente, Marc Avérous de Saint Nazaire d’Aude.
En résumé, je suis musicien, ancien intermittent du spectacle, actuellement au RMI.

Le but de ma lettre, est de vous faire part d’un problème qui donne l’impression, au regard des choix politiques que vous adoptez, qu’il n’y a aucune porte de sortie.

J’ai fait un constat concernant certains secteurs du spectacle vivant en 2004, constat renouvelé en 2006, que j’ai envoyé à tous les députés par internet ainsi qu’à vous-même. De vous, je n’ai eu aucune réponse !

Le problème n’est pas de conserver ce système d’assurance chômage mais de valoriser notre métier dans le domaine du spectacle vivant.
Pour ma part, je travaille du matin au soir pour exercer mon métier et ne trouve au final que trente contrats sur l’année, cela étant dû à une concurrence déloyale ; l’explication en détail est dans mon constat 2004 et 2006.

Dans mon travail quotidien, pour obtenir des contrats, je suis commercial, producteur, régisseur, comptable, arrangeur de musiques, preneur de son, je m’occupe du mixage et du mastering des musiques, bien sûr musicien saxophoniste, compositeur et d’autres choses pour espérer sortir la tête de l’eau. Et pourtant, aujourd’hui je suis au RMI.
J’ai consacré ma vie à la musique, j’ai étudié plusieurs années au conservatoire, créé des groupes, me suis investi dans les nouvelles technologies etc…

Comment expliquez-vous que personne ne négocie sa baguette chez le boulanger alors que l’on propose au musicien, une déclaration en guise de rémunération, sous prétexte qu’il perçoit les Assédics. Ou que des soi-disant amateurs jouent sans êtres déclarés sous prétexte qu’ils ont un métier rémunéré à côté. Croyez que si j’avais suffisamment de contrats, je n’aurais pas besoin des Assédics et me sentirais par là-même intégrer à la société et non marginalisé.

L’autre problème est que les artistes intermittents sont regardés avec mépris alors que les solutions pour simplement survivre se réduisent comme peau de chagrin, que leur profession n’est pas défendue et qu’ils sont abusés par des employeurs sans scrupules.
Actuellement, beaucoup de musiciens et autres du spectacle vivant se retrouvent sans revenus (et ce ne sont pas les plus mauvais !).

Ce qui m’amène à vous interroger : Monsieur le Président de la République, êtes-vous pour une culture basée sur le ‘’Star Système’’, réducteur, injuste et d’une pauvreté affligeante ou pour la diversité culturelle (qui s’éteint à grand feu).

Je me tiens à votre disposition pour en discuter.

Amicalement et Citoyennement. Marc AVEROUS


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Constat 2004 sur certain secteur du spectacle vivant
constat_2004.pdf

Constat 2006 sur certain secteur du spectacle vivant
constat_2006.pdf